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Champignol-lez-Mondeville
Accueil N’hésitez pas à nous contacter ! Place de la Mairie 10200 Champignol-lez-Mondeville Actuellement ferméOuvre à 08:00 Horaires d'ouverture Lundi08:00 à 12:00Mardi14:00 à 18:00Mercredi13:30 à 16:30Jeudi Aujourd'hui08:00 à 12:00, 13:30 à 17:30VendrediFerméSamediFerméDimancheFermé Contact Téléphone 0325274211 Email mairie-champignol-lez-mondeville@wanadoo.fr A− A+ Sites culturels et personnalités Chapelle de Mondeville, 12e siècle La chapelle Notre-Dame de l’Annonciation est le dernier vestige du site de Mondeville dont la dernière maison a été détruite en 1825. Le nom de cette localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1121. Une décennie plus tard, en 1146, saint Bernard, se rendant à Ville-sur-Arce, s’est arrêté à Mondeville et y aurait guéri un vieil infirme. Dès l’année suivante, Mondeville est déclaré comme paroisse et doit donc, de ce fait, posséder un lieu de culte. Cet édifice devait correspondre à la dernière travée de la nef et au cœur de l’actuelle chapelle. Dans le second quart du 13e siècle, une campagne de travaux ajouta deux nouvelles travées afin de prolonger l’édifice vers l’ouest avant une restauration complète menée en 1983 par l’action conjointe de la municipalité, des paroissiens incités par l’abbé Zeltz et du service des Monuments Historiques., L’édifice passe pour être l’unique vestige claravalien de l’époque de Bernard, qui témoigne de l’architecture Bernardine », avec un dénuement extrême, une pureté des lignes, simplicité des volumes, son chevet plat, et ses voutes sur croisé d’ogives. Tour de l’ancienne maison seigneuriale de l’abbaye de Clairvaux, 13e siècle La tour de Champignol est l’unique vestige d’une maison seigneuriale qui appartenait à l’abbaye de Clairvaux. L’abbaye s’étant rendu acquéreur au début du 13e siècle des terres et droits de la seigneurie de Champignol, par achats ou dons, elle décida de les mettre en valeur par plusieurs établissements dont des granges et une maison seigneuriale. On trouvait dans cette dernière un corps de logis, une grange pour conserver les récoltes faites sur les terres dépendant de la maison et pour entreposer les redevances, ainsi qu’une écurie, un pressoir et un four banal. L’élément marquant des lieux était la tour qui représentait le symbole de la puissance seigneuriale. Elle a été édifiée dans les années 1220-1230 pour servir de prison ainsi qu’en témoignent les deux portes de sa face sud qui ne s’ouvraient que depuis l’extérieur. La fonction carcérale qui est attestée jusqu’en 1700 a dû disparaître au cours du 18e siècle lors de la construction d’un auditoire au sein même de l’abbaye. Elle mesure une dizaine de mètres jusqu’au faîtage et présente un plan carré de 7 mètres de côté. Elle est bâtie en moellons calcaires avec chaînes d’angle en pierre de taille. Ses faces sont orientées aux quatre points cardinaux et elle comporte trois niveaux : – une cave voûtée en plein-cintre vraisemblablement creusée aux 18e ou 19e siècles – un rez-de-chaussée accessible par une porte à arc surbaissé s’ouvrant par l’extérieur avec système de condamnation par poutre coulissant à l’intérieur du mur. Sa face ouest est percée d’une baie étroite à ébrasement intérieur et un escalier tournant en bois récent permet l’accès à l’étage – un étage qui comporte des baies identiques à celles du rez-de-chaussée dont certaines obturées et des latrines en encorbellement avec leur banquette d’origine, et la face sud une porte étroite qui s’ouvrait à l’origine depuis l’extérieur. L’ensemble est couvert par une charpente à double enrayure couverte en tuile plate. La tour de Champignol est la seule conservée pour le 13e siècle sur les possessions seigneuriales de l’abbaye de Clairvaux et, de par sa fonction carcérale, est unique dans la région. Ce type de tour est également très rare à l’échelle nationale. Devant l’intérêt patrimonial évident de cette construction, le service des Monuments historiques a procédé à son inscription sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques le 26 avril 2010. Eglise Saint Laurent, 18e siècle L’ancienne église de Champignol-lez-Mondeville se situait au même emplacement que l’actuelle mais elle était, comme de coutume, orientée, c’est-à-dire que son chœur était dirigé vers l’est. La communauté villageoise décida en 1756 la réédifier et fit appel à l’architecte de Chaumont François Maupérin pour en donner les plans et devis. Le chœur relevant de l’abbaye de Clairvaux en sa qualité de décimateur (collecteur des dîmes soit l’impôt en nature prélevé sur les productions agricoles), les religieux firent également dresser plans et devis pour cette partie. Les travaux de gros-œuvre de la nef débutèrent en 1764 sous la conduite de l’entrepreneur Aubert de Clairvaux et s’achevèrent l’année suivante. Vinrent ensuite ceux de l’aménagement intérieur par l’installation du mobilier. En 1765 furent ainsi commandés au serrurier Leseurre de Clairvaux l’appui de communion fermant le chœur et, le surplombant, la poutre de gloire, tous deux en fer forgé. On fit également marché avec le sculpteur langrois Jayet pour les deux autels latéraux et la chaire à prêcher qui furent livrés en 1769. L’édifice étant terminé et apte à accueillir les célébrations du culte, Jean Antoine de Nogent, vicaire général de l’évêque de Langres, procéda à sa bénédiction le 14 avril 1771 en présence du curé Pernet et de Joüet, doyen de Bar-sur-Aube. Un élément important du mobilier vint par la suite compléter l’ameublement. Il s’agit du retable du maître-autel dont l’abbaye de Clairvaux fit présent à la communauté en 1778. La même année on réalisa la croix de mission en bois située à l’extérieur, à gauche du clocher. L’édifice se compose d’une nef de cinq travées à trois vaisseaux d’égale hauteur voûtés d’arêtes et d’un chœur également voûté d’arêtes à un vaisseau droit et abside à trois pans. Outre les éléments mobiliers de grande qualité cités ci-dessus, l’église de Champignol recèle près d’une soixantaine d’œuvres dignes d’intérêt. Parmi celles-ci la plus intéressante est le tableau du maître-autel représentant La Lactation de saint Bernard réalisé vers 1640 qui est une copie interprétative d’un tableau de 1511 par Fra Bartoloméo et qui provient de l’abbaye de Clairvaux. De cette même abbaye, et portant ses armoiries, vient aussi le pied de l’aigle-lutrin du 18e siècle. Le clocher de l’église Saint-Laurent comporte six cloches. Mairie La construction de la mairie-lavoir de Champignol-lez-Mondeville a été décidée par le conseil municipal le 20 février 1832 en remplacement de l’ancien lavoir situé au même emplacement. Les devis et plans pour sa réalisation ont été établis le 25 avril 1833 par l’architecte Fauconnier de Bar-sur-Aube. Le bâtiment se composait d’un étage occupé par la mairie et d’un rez de chaussé utilisé comme lavoir qui pouvait se transformer en halle pour les foires, aujourd’hui transformé en secrétariat de mairie. Pierre Riel, Marquis de Beurnonville, Maréchal de France Pierre Riel, marquis de Beurnonville, fut général de la Révolution française et de l’Empire puis maréchal de France sous la Restauration. Il nait le 10 mai 1752 à Champignol dans une famille modeste de charron et de paysan. Après des études au collège de Bar-sur-Aube, Pierre Riel était destiné par ses parents à une carrière ecclésiastique. Dom Rocourt, prieur de Clairvaux, avant d’en devenir l’abbé en 1780, lui mit le pied à l’étrier en lui permettant d’accéder au séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet. L’uniforme militaire le faisant rêver bien plus que la soutane, il s’engage dans la gendarmerie en 1766. Sa carrière se poursuit en mer en 1774 dans l’escadre du bailli de Suffren puis dans un régiment colonial où il participe aux campagnes de l’Inde. Pendant qu’il est à Saint-Denis de l’île Bourbon, le 27 octobre 1778, il épouse une riche veuve créole, Geneviève Gillot L’Étang. Après être rentré en France où il reçoit la croix de Saint-Louis, il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie en devenant colone
Source : Champignol-lez-Mondeville
Publié le 04/06/2026